[Ce billet est extrait du chapitre « Un regard sur la médecine du sport » de l’ouvrage Les liaisons dangereuses de la médecine et du sport]

Discipline, spécialité, profession, stock de connaissance, pratiques de médecins généralistes, diplôme complémentaire, instrument de promotion d’une santé par le mouvement, arme de lutte contre le dopage, la médecine du sport possède à la fois un contenu étendu et des frontières floues ; cette double contrainte qui pèse sur sa construction et sur sa compréhension étant elle-même un produit d’une histoire et l’effet des dispositions des acteurs qui s’y sont engagés.

Dans le cas de la médecine du sport, les acteurs principaux sont des médecins – c’est-à-dire des praticiens oeuvrant aux côtés de sportifs en se basant sur des compétences spécifiques –, mais aussi des chercheurs (physiologistes, biomécaniciens, psychologues), des physiothérapeutes, des masseurs, des préparateurs physique et / ou mental, des dirigeants (présidents, secrétaires, etc.), des psychologues (qui assurent le suivi psychologique des athlètes), des pharmaciens, des entraîneurs (qui ont besoin des connaissances des autres pour développer les capacités des sportifs), des décideurs politiques ou encore bien d’autres professions ou experts, qui chacun s’appuient sur une légitimité issue d’un champ médical ou d’un champ sportif.

Dès lors, pour mieux comprendre les logiques, à la fois de la définition de la médecine du sport au présent et celles des collaborations entre professionnels rendues nécessaires avec la complexification et l’accroissement des exigences du plus haut niveau sportif, nous avons sollicité un entretien auprès d’un professionnel engagé dans différentes institutions de la médecine du sport en Suisse, le docteur Boris Gojanovic, médecin chef (jusqu’au printemps 2015) de l’Office Fédéral du Sport (OFSPO), situé à Macolin dans le canton de Berne.

Grégory Quin : Qu’est-ce qui se cache derrière la fonction de « médecin chef de l’Office Fédéral du Sport » ?

Boris Gojanovic : L’Office Fédéral du Sport (OFSPO) est une structure qui possède plusieurs missions, outre la promotion du sport chez les Jeunes, elle prend en charge la régulation des diplômes et des certifications d’entraîneur en Suisse dans le cadre des programmes « Jeunesse et Sport », il y a également la question du développement du sport des adultes, la politique du sport en Suisse et gestion de l’infrastructure sportive en Suisse – car l’OFSPO a un rôle dans la planification de la construction de ces dernières – et après, nous avons encore un département « sport d’élite ».

Ce département fait partie de la Haute École Fédérale du Sport (HEFSM) de Macolin – qui est partie de l’OFSPO également –, dont les missions sont l’enseignement (avec un programme de licence et de master en sciences du sport) et la mise à disposition de lieux et de services pour les athlètes d’élite. Dans ce cadre, notre rôle est clairement de soutenir le sport d’élite en Suisse, à la fois pour le développement de jeunes talents et l’entretien des meilleurs sportifs adultes. Pour mener à bien ces missions, il y a plusieurs unités qui travaillent, une unité de physiologie du sport, de nutrition du sport, de psychologie, de physiothérapie et de médecine du sport, et au-delà tous les aspects touchant à la formation des entraîneurs.

(…)

Pour retrouver la suite de l’entretien avec le docteur Boris Gojanovic, rendez-vous dans Les liaisons dangereuses de la médecine et du sport

Lien: http://www.editions-glyphe.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=1567



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