60% de la population suisse les utilise plusieurs fois par mois. Ils sont omniprésents chez les 14-35 ans, les + de 55 ans les consultent chaque jour davantage et leur impact sur votre vie quotidienne ne devrait pas diminuer de si tôt.

Facebook, Twitter, YouTube, WhatsApp, Périscope, Snapchat ou LinkedIn, il y a fort à parier que vous ayez eu à faire avec eux ces dernières heures. Et si ce n’est pas le cas, ce n’est qu’une question de minutes.

Une majeure partie de la population suisse utilise ces médias sociaux dans sa sphère privée, mais l’essor grandissant de ces outils de communication incite de plus en plus les entreprises a les intégrer dans leur stratégie globale et à en faire une activité à part entière.

Seulement, pour y parvenir, le chemin est parfois long et jalonné d’obstacles; le premier étant souvent l’employé. Celui-ci possède un compte privé Facebook, Twitter ou encore LinkedIn (passons ici sur SnapChat ou WhatsApp) pour discuter, échanger avec ses amis, sa famille ou son réseau professionnel. Il connait donc, plus ou moins bien certes, l’utilité de tels outils. Mais passer d’une utilisation personnelle à une utilisation professionnelle n’est pas chose facile. Combien d’entreprises suisses sont présentes aujourd’hui sur les réseaux sociaux sans que rien ne s’y passe? Sans que les salariés, censés être les premiers ambassadeurs de leur marque, n’échangent, ne relayent ou ne commentent les publications de leur employeurs?

Faire comprendre à ses salariés qu’ils sont un «levier de partage» essentiel

Invité le 2 février dernier dans les locaux d’Impact Hub à Genève pour participer au SwissTechTalks, David Labouré, consultant en stratégie digitale et chargé de formation au SAWI, estime qu’un salarié actif sur les réseaux sociaux à titre privé «est parfaitement en mesure de l’être à titre professionnel». Sur le papier, tout coule de source. La réalité est plus complexe, car entrainer les salariés dans la danse des réseaux sociaux peut prendre du temps, beaucoup de temps…

Pour David Labouré, l’entreprise doit avant tout parvenir à faire comprendre à ses équipes qu’elles sont le «levier de partage» le plus important pour arriver à toucher le plus grand nombre. Un bon élément pour avancer sur une stratégie digitale en entreprise peut être, par exemple, de passer du temps sur les réseaux sociaux et de cibler quelques salariés actifs dans ce domaine. Ils peuvent être le relais tant recherché selon le formateur du SAWI.

A l’ère du numérique et de la communication 2.0, intégrer les médias sociaux dans la stratégie globale d’entreprise est plus qu’essentiel. Une fois ce postulat posé, comment s’organiser? Pourquoi être présent sur tel ou tel réseau social? Quels sont les cibles visées et les contenus à disposition? Qu’a-t’on à raconter? etc…Tant de questions qui nécessiteront réflexions avant de partir la fleur au fusil sur le «champ de bataille» des réseaux sociaux, où la lutte est féroce pour se faire une place.

La première chose à faire est de choisir comment gérer ses médias sociaux. Faut-il l’externaliser ou tout gérer en interne? Externaliser à 100% ne serait pas la bonne solution selon David Labouré, car la personne en charge de ce travail doit pouvoir être au plus près des faits et gestes de entreprise. De plus, une personne externe est bien souvent active sur plusieurs mandats, ce qui risque d’engendrer une certaine dispersion de sa part. Une couverture des médias sociaux à l’interne est à privilégier, tout en sachant que pour de petites missions ponctuelles (traitement statistique et analytique par exemple), engager une personne en externe peut être utile.

Ensuite, il faudra savoir à quel service rattacher la ou les personne(s) chargée(s) des médias sociaux. Plutôt marketing et communication, plutôt au coeur des employés et de la production ou près de la direction? Ce choix peut paraître anodin, mais de l’avis de David Labouré, cette lutte entre services est de plus en plus rude pour s’attacher cette cellule «social media» dont beaucoup ne savaient quoi faire il y a encore quelques années. Chaque entreprise choisira en son âme et conscience, selon ses besoins et ses impératifs, l’important étant que les personnes responsables des médias sociaux soient à l’écoute des avancées de l’entreprise et puissent accéder à certaines informations en amont pour pouvoir bâtir une communication efficace sur internet.

Trouver le bon équilibre

Chaque réseau a son public et son utilité, reste à définir sur lesquels être actif, sachant qu’il n’est jamais bon de résonner en se disant «ce réseau social est tendance, donc il faut y être», mais plutôt de se dire «ce réseau me permet de faire tel contenu, de cibler tel public, faut-il y aller?». Facebook reste incontournable, mais pour les autres, chacun doit peser le pour et le contre en fonction de sa stratégie globale de communication et aussi du temps disponible pour s’en occuper. Par exemple, Snapchat ne sera pas utile à toutes les entreprises, même si le réseau au logo de petit fantôme ne cesse de croître. Twitter ne sera, lui aussi, pas forcément nécessaire pour certains, quand il est obligatoire et indispensable à d’autres (notamment les médias).

Débuter une stratégie sur les médias sociaux laisse aussi le champ libre à des tests multiples et variés qui permettrons ensuite de définir quels seront les heureux élus de votre communication sur le web. Enfin, il est important de ne pas rester fermer dans sa communication et de ne pas oublier que les réseaux sociaux sont en constante évolution! Savez-vous, par exemple, que Facebook va vous permettre de faire des vidéos en live comme le fait Périscope ou que WhatsApp va bientôt devenir une plateforme de e-commerce?

Bref, avec du temps, de la réflexion, des bonnes idées, de la conviction et des collaborateurs au diapason,le succès sur les médias sociaux vous tend les bras!

La saison des Swiss Tech Talks se poursuit jusqu’en juin 2016. Rendez-vous sur swisstechassociation.com pour découvrir le calendrier des prochains talks. 



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