SEPT.info publie dès aujourd’hui les deux premiers volets d’une enquête en quatre parties qui lèvent le voile sur les coulisses peu reluisantes du dépistage du cancer du sein.

Aujourd’hui, pour la plupart des femmes, effectuer régulièrement dès 50 ans des mammographies pour dépister un éventuel cancer du sein représente un geste évident de prévention. L’espoir est toujours le même: un diagnostic précoce pour soigner la maladie à temps. De même que le message qui leur est délivré: le dépistage permet de sauver des vies et est recommandé par les experts.

Mais le dépistage du cancer du sein représente aussi une affaire en or pour de nombreux acteurs: promoteurs, médecins, experts, intermédiaires, chercheurs, prestataires de services, industriels… Tous perdraient gros si les programmes cantonaux en cours étaient stoppés, comme l’ont récemment recommandé les experts indépendants du Swiss Medical Board.

Vantés comme des modèles de transparence, les programmes de dépistage sont en réalité perclus de conflits d’intérêts. Quant aux femmes que l’on invite à venir se faire dépister, elles sont sciemment tenues dans l’ignorance de ce qu’elles risquent. Et ignorent que cette mesure de santé publique repose sur des bases scientifiques douteuses.

Notre enquête s’articule en quatre volets: Le premier, intitulé «Les profiteurs du mammo-businness» se pencher sur les conflits d’intérêts et le manque de rigueur scientifique des experts qui défendent le dépistage organisé. Cet article est en libre accès à l’adresse: www.sept.info/les-profiteurs-du-mammo-business-14

Le second, intitulé «Un quart de siècle de désinformation» dévoile la face obscure de l’histoire du dépistage et ce qu’on a sciemment caché aux femmes.

Le troisième volet sera consacré au rôle des politiques et des médias, et le quatrième à l’influence de l’industrie.

L’auteure de ces articles se nomme Catherine Riva. Elle est journaliste indépendante, spécialisée dans les sujets de santé. Elle a notamment signé avec le Dr Jean-Pierre Spinosa un ouvrage d’investigation sur la vaccination anti-HPV (La piqûre de trop?, Xenia, 2010).



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