La tentation était grande, après des apéritifs copieux au Festival du film de Locarno, de changer d’air et d’aller à Côme, cette magnifique petite ville au bord du lac du même nom. Depuis près d’un mois, des réfugiés, n’obtenant pas d’autorisation d’entrée en Suisse, « campent » à l’air libre aux alentours de la gare, notamment dans le parc adjacent. Ils sont sans abris, sauf pour deux petits avants-toits devant la gare, permettant à un petit nombre d’être à l’abri des intempéries. Mais ils sont 400 selon les médias, et l’espace est insuffisant. La météo est encore favorable, mais pour encore combien de temps?

Durant la journée ils ont accès aux WC de la gare, mais celles-ci restent fermées dès 22h, ce qui les obligent à utiliser un autre coin du parc pour ceux ne pouvant attendre. Une petite fontaine fourni un filet d’eau nécessaire pour se déshydrater. Les conditions sont donc précaires. 

On remarque de nombreuses familles avec des enfants en très bas âge, mais surtout un grand nombre de jeunes hommes entre 20 et 25 ans. Mais ce qui est caractéristique est l’ambiance tranquille, calme ainsi que le sourire qui s’affiche sur leur visage quand on leur adresse la parole.

Voici quelques clichés des personnes en attentes.