(Ces quelques lignes ont été écrites quelques heures avant les attentats de Paris de ce 13 novembre 2015. J’y ajoute mes profondes pensées pour les victimes de cette horreur et pour celles et ceux qui les aiment.)

Daech fascine. Le nombre de papiers sur cette bande de connards est hallucinant. Chacun y va de son analyse, psychologique, philosophique, stratégique, sécuritaire, géopolitique. On parle de daech comme du dernier produit en vogue, ce truc attirant et addictif, qu’on conspue tout en en jouissant. « Daech expertise ». « Daech business ».

Daech me gave désormais. Je n’ai plus rien à dire sur ces décérébrés qui éclaboussent de sang une vie qu’ils tentent pathétiquement de se réapproprier en écrasant la vie des faibles, en dérobant par le gore et par les tripes la vie des autres. Je n’ai plus rien à faire de ces salauds frustrés.

Les assassins se parent de costumes bigarrés, selon qu’ils veulent séduire ou dégoûter, exposer ou dissimuler. Daech veut tout ça à la fois, être la star et le monstre, celui qu’on chérit et qu’on honnit. En même temps l’amant et le violeur. Celui qui se fait sauter au milieu d’innocents et qui le blingblingise sur YouTube et les réseaux sociaux. Celui qu’on barbarise et qu’on intellectualise.

Débrancher daech. Ringardiser ces minables. Les empêcher d’envahir nos écrans, nos papiers et nos vies.
Les empêcher.
D’exister,
de nuire.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.