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2015 – Discours de la Présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga à l’occasion de la Fête nationale.

 Mme Sommaruga est socialiste, dans son allocution elle prononce six fois le mot démocratie directe en moins de trois minutes.

1er août 2015 – Les paroles prononcées font foi

Chères concitoyennes, chers concitoyens,
Mesdames et Messieurs,

C’est quelque chose que j’ai entendu plusieurs fois, cet été encore, lors de marches en montagne : de nombreux Suisses apprécient beaucoup qu’il soit possible, chez nous, de croiser « simplement » le chemin d’une conseillère fédérale ou d’un conseiller fédéral. Mais cette simplicité convient bien à la Suisse, car notre DÉMOCRATIE DIRECTE est un système de la proximité, de la rencontre directe.

Dans notre DÉMOCRATIE DIRECTE, nous serons amenés, ces prochaines années, à prendre des décisions politiques déterminantes pour notre avenir.

 Que faisons-nous concrètement pour lutter contre le réchauffement climatique ?

 Comment assurons-nous la pérennité de l’AVS et des autres assurances sociales ?

 Comment réglons-nous nos relations avec notre principal partenaire commercial, l’Europe, pour que ces relations soient stables et sûres, et pour mettre un terme à l’incertitude actuelle ?

En Suisse, pour réussir de grands projets de réformes, nous avons besoin d’une économie saine. Et pour cela, nous devons avoir avec nos voisins de bonnes relations, clairement réglées.

Il faut aussi que notre pays pratique une culture politique orientée vers la recherche de solutions.

Le Conseil fédéral doit régulièrement trouver un terrain d’entente et montrer sa disponibilité à la concordance. Le Parlement doit sans cesse chercher des compromis.

Dans une DÉMOCRATIE DIRECTE, le compromis est un signe de force, et non de faiblesse.
Notre DÉMOCRATIE DIRECTE ne peut fonctionner que si nous partageons une culture politique soutenue par une large majorité. Le seul principe qui peut guider cette culture politique est celui de la responsabilité : la DÉMOCRATIE DIRECTE c’est la responsabilité directe.

Agir de manière responsable, c’est savoir, par exemple, qu’une initiative populaire ne doit pas être détournée de son but pour donner un signal politique. Une initiative populaire vise à modifier notre Constitution fédérale. Et notre Constitution, le texte fondamental de notre démocratie, ne saurait être rabaissée au niveau d’un simple recueil de signaux politiques.
Agir de manière responsable, c’est aussi, au moment de prendre une décision politique, penser aux minorités dans notre pays.
Agir de manière responsable, c’est aussi penser que la Suisse n’est pas une île, mais un pays solidaire, entretenant des liens avec le reste du monde.

Chères concitoyennes, chers concitoyens, prenons donc soin de notre DÉMOCRATIE DIRECTE et transmettons aux jeunes générations les valeurs humaines et la culture politique qui sont nécessaires au bon fonctionnement de notre système politique unique.

Ne regardons pas l’avenir avec crainte et sachons préserver ce qui fait avancer notre pays : l’ouverture, le courage et la confiance.

Chères concitoyennes, chers concitoyens, c’est pour moi une joie et un honneur de vous transmettre à l’occasion de la Fête nationale les salutations et les meilleurs vœux du gouvernement fédéral.

En vidéo ici : http://lc.cx/ZsG3

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HYPOCRISIE

Vice qui consiste à affecter une piété, une vertu, un sentiment louable qu’on n’a pas.

L’hypocrisie est détestable devant Dieu et devant les hommes.
Il fait l’homme de bien, mais toute sa conduite n’est qu’hypocrisie. Son hypocrisie sera démasquée. Il a l’hypocrisie en horreur.

HYPOCRITE

Qui a de l’hypocrisie ; qui affecte des apparences de piété, de probité, de douceur, etc.

Cet homme est hypocrite au dernier point. Cette femme est bien hypocrite.

Il s’applique également Aux manières aux actions, etc., d’une personne hypocrite.

Avoir l’air hypocrite, la contenance, la mine hypocrite, une gravité hypocrite, un ton hypocrite.

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 Voici les positions des théoriciens du parti socialiste :

« en démocratie, le peuple est un organe de l’Etat, ce n’est pas le chef »

Cesla Amarelle, professeure de droit public, Conseillère nationale, socialiste, Vaud. Présidente de la Commission des institutions politiques du Conseil national. Elle demande par ailleurs que les initiatives du peuple soient dorénavant limitées.

« Le peuple n’existe pas … »

Andreas Gross, politologue, Conseiller national socialiste, Zürich. Membre de la Commission des institutions politiques du Conseil national.

« En démocratie, le peuple est un organe de l’Etat, ce n’est pas le chef […] il doit se soumettre aux règles. »

Jean-Daniel Delley, professeur de droit public, socialiste, qui affirme par ailleurs que la souveraineté du peuple est un mythe.

 Le discours officiel prononcé le 1er août et qui contient six fois la mention de DÉMOCRATIE DIRECTE représente aussi la position de la majorité du gouvernement dont celle du PLR, parti radical libéral.

« Notre système politique … n’est pas celui de la « démocratie directe » : c’est celui du « pouvoir partagé. » »
François Longchamp, Président du Conseil d’Etat genevois, Libéral-Radical.

 Un conflit politique et constitutionnel d’une ampleur jamais vue est programmé en Suisse pour les années à venir. L’essai « Suisse, années 2015… Un Peuple Qui Disparaît » en explique les raisons et les enjeux : http://lc.cx/ZinT



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