A l’heure où la stupidité laïcarde atteint son comble et où le fanatisme des sectes satanistes semble n’avoir aucune limite, un peu d’amour dans un monde de brutes ne fait évidemment pas de tort. Quand on pense qu’un gars qui s’est cru plus malin que les autres a passé des heures à redessiner la mitre de Saint-Nicolas pour le remplacer par un cercle (sans doute celui des discussions oiseuses de sa confrérie), comme si il n’y avait pas de choses plus urgentes à faire. «Les cons ça ose tout, et c’est même à ça qu’on les reconnaît» disait Michel Audiard dans «Les tontons flingueurs». S’en prendre à Saint-Nicolas, c’est vouloir délibérément choquer les enfants sages que nous fûmes qui ont été émus et récompensés de leurs bonnes

notes scolaires plus par la gratitude du grand saint que par des jouets certes mérités.

La coupe semble pleine là où le laïcardisme militant veut faire supprimer les crèches et s’en prend aux fondements même de notre culture et de notre civilisation. Je suis né dans une famille mixte où croyants et non-croyants se sont toujours côtoyés et retrouvés le soir de Noël à un repas de réveillon familial où ceux qui le voulaient allaient après à la messe de minuit. Cela n’a jamais posé le moindre problème. Venons-en au fond de l’affaire. Que l’on croie ou non à la résurrection de Jésus, que l’on considère l’histoire de Jésus comme une histoire vraie ou comme un roman, ne change rien au fait qu’il s’agit d’une belle histoire où l’amour de Marie qui implore Dieu de lui rendre son fils se voit récompensé par le retour à la vie de Jésus, injustement condamné. Ceux qui n’aiment pas cette histoire, même comme roman, n’aiment pas la vie. Ce sont ceux qui préfèrent la mort à l’amour, ce sont ceux qui planifient des attentats, ce sont ceux qui régressent jusqu’à l’animalité au point de n’avoir plus aucun sentiment humain.

Dans les familles mixtes comme la mienne, tout le monde respecte Noël comme une période de paix. Apprendre à aimer, chantait Florent Pagny. Dans ma famille on a reçu l’amour en héritage, et c’est ce qui fait notre force. Joyeux Noël aux hommes de bonne volonté.