Un jour comme les autres, avec ses trouvailles, ses troupeaux , ses troubadours, ses troupiers, ses trousseurs de jupons, ses trous noirs, ses trous dans le fromage et dans les budgets, ses trou-la-la-itou….

Un jour où le peuple turc vote, ou tente de le faire malgré les pressions,  pour savoir s’il veut une dictature ou pas, étonnant paradoxe de la démocratie,.

Un jour où de l’extrême orient nous parviennent des bruits de bottes et des querelles d’égo entre un tyran sanguinaire nord coréen et un président américain élu, les deux tout autant imprévisibles et presque aussi dangereux l’un que l’autre.

Un jour où nos voisins de l’hexagone ne savent plus où donner de la tête et du bulletin de vote, face à des candidats à la présidentielle coupés de la réalité, corrompus pour certains, sans reliefs, sans programme et contradictoires pour d’autres, presque tous engoncés dans leurs certitudes et leurs ambitions personnelles. Et le seul candidat, mais rien n’est sûr puisque certaines de ses sympathies internationales font vraiment souci, qui permettrait peut-être de transformer l’indignation en une reconstruction positive n’a apparemment  aucune chance d’être élu.

Un jour où la folie meurtrière des terroristes qui trahissent leur Dieu en tuant en Son nom fait face aux bâtisseurs de murs et de haine, les deux laissant leur conscience engluée dans le fanatisme, le nationalisme et leur intelligence aux abonnés absents.

Un jour nouveau pourtant qui débarque, l’air bête, dans l’herbette givrée de notre pays, un jour de plus où il faudra, merde alors, gratter le pare-brise de la voiture. Un jour où il faudra effacer sous les yeux à l’eau froide les valises de la nuit et tenter d’en faire de même sur le reste du visage avec les rides de ce temps trop con qui passe trop vite.

Un jour où je ne veux pourtant pas faire partie des défaitistes au goût de vivre défaillant, à l’espoir perdu et à l’enthousiasme absent par la force des choses. Un jour où je veux croire que nous pourrons, chacun et tous ensemble, aujourd’hui et plus tard, rendre le monde plus beau, plus paisible, plus vivable pour tous.

Un jour beau pourtant, parce qu’il existe, parce qu’il est nouveau, parce que tu me souris, parce que nous rions, parce que nous vivons !

Un jour de plus où quelque part, quelqu’un me taxera de bisounours. Mais je m’en fous, m’en tamponne le coquillard et laisse couler ces tentatives d’insultes sur le parapluie démodé de mon indifférence. Je préfère définitivement être un bisounours qu’un gros connard malfaisant….