De gros nuages noirs survolent les bourses mondiales depuis le début de l’année, laissant peu d’espace aux dégagements de ciel bleu. Mais que nous vaut le pessimisme qui s’est emparé des investisseurs?

Les explications officielles lient les trous d’air au cours du pétrole dont les prix n’ont plus été aussi bas depuis le début du millénaire. Les revenus des pays producteurs chutent, leurs achats de produits occidentaux aussi.

Egalement en cause: le malaise chinois. L’Empire du Milieu digère son boom des dernières décennies, sa gueule de bois n’encourage pas les industries européennes à y poursuivre leurs délocalisations, du moins momentanément.

Le tableau n’est pas brillant, pourtant à y regarder de plus près, on peine à déceler les caractéristiques d’une grande dépression mondiale. Pour cela il faudrait que les Etats-Unis s’enfoncent aussi, ce qui ne semble pas le cas.

L’évolution actuelle ne fait pas penser à 2008, la crise des subprimes et le krach financier qui s’ensuivit. Au contraire, les indicateurs américains rassurent plutôt la Réserve fédérale qui vient d’augmenter ses taux.

La confiance de la première économie mondiale se nourrirait-elle des malheurs des autres? Une analyse objective de la situation permet d’avancer cette hypothèse car l’une des nations les plus secouées par les événements récents est la Chine, puissance concurrente numéro un des Etats-Unis. De son côté, la Russie, rivale militaire et stratégique, s’affaiblit aussi du fait de l’effondrement des prix de l’or noir, sa principale ressource à l’exportation.

Mais, surtout, l’occasion fait le larron et la chute des actions n’est pas une mauvaise nouvelle pour tout le monde. Pour les entités disposant de réserves, ce sera bientôt le moment d’aller faire leurs emplettes à la bourse et de décrocher le jackpot.

GHI