THE AGE OF ANXIETY

Une création multidisciplinaire de Victoria Harmandjieva et Gian Manuel Rau d’après le poème de W.H. Auden et la Symphonie no 2 de Leonard Bernstein

Quatre protagonistes, deux pianos, des images projetées et des échos de voix bercent et bousculent le spectateur.  La création THE AGE OF ANXIETY de Victoria Harmandjieva et Gian Manuel Rau révèle l’immense potentiel de l’âme humaine et la richesse de son univers face à l’absurdité et aux dérives de notre société.

De son parcours professionnel entre Sofia, Paris, Genève et Vevey, la pianiste virtuose Victoria Harmandjieva garde l’envie de provoquer des rencontres entre artistes d’ici et d’ailleurs. Pour les 15 ans d’activité de sa compagnie AlterEgo, elle unit ses énergies artistiques et celles du metteur en scène Gian Manuel Rau, pour une nouvelle lecture du poème de l’auteur W.H. Auden et de la symphonie No 2 du compositeur Leonard Bernstein.

La création THE AGE OF ANXIETY interroge l’état de l’être humain face au monde et son évolution. Les développements fulgurants de la technologie induisent des changements liés au climat, au modes de consommation et de communication. La mémoire numérique et la surveillance constante de l’individu par des caméras altèrent la notion de vie privée et l’essence du fonctionnement humain. Et, il y aussi cette omniprésence de la guerre, parfois sous le masque d’attentats terroristes, parfois dans le regard d’un réfugié sans espoir.

Nous balbutions, trébuchons et entrons en résonance avec notre époque de zapping et de sur-communication. Nous errons d’une promesse de bonheur à l’autre, sans trouver la paix. L’angoisse s’installe…

Ce climat ressemble beaucoup à celui densifié par le texte poétique d’Auden et réinventé par les notes de Bernstein. Pour appréhender le sentiment d’anxiété, Gian Manuel Rau désire créer un monde scénique de grande portée car le théâtre est le premier sérum de vérité que l’homme ait inventé pour se protéger de la maladie de l’angoisse.  » Ici on parle d’un vol nocturne sans visibilité pour se rendre à l’enivrement, pour amocher l’inassouvissement dans une errance intrépide ».

Alors, comment l’être humain intègre-t-il cette indigestion de progrès et ses dérives ?

La beauté du monde si fragile a deux arêtes, l’une de rire, l’autre d’angoisse, coupant le cœur en deux. (Virginia Woolf)

Infos: victoriaharmandjieva.art 

PREMIÈRE MONDIALE

Jeudi 1er novembre 20H

Salle del Castillo, Vevey, Suisse 

Représentations

vendredi 2 novembre 20H 

samedi 3 novembre 20H

Billetterie lereflet.ch