La plus belle chose qu’Il nous a été donné, c’est l’amour. L’amour d’une mère pour ses enfants, bien sûr mais aussi l’amour tout court. Car cet amour reçu, c’est à nous d’en faire bon usage, c’est-à-dire de donner autant que nous avons reçu. Et lorsque deux êtres vont se donner l’un l’autre autant d’amour qu’ils en ont reçu, alors on peut espérer qu’ils vont connaître le bonheur.

Lorsque nous rencontrons une femme qui nous regarde avec douceur comme si elle nous connaissait depuis la nuit des temps, nous nous disons qu’elle est notre âme soeur. Trouver son âme soeur prend parfois du temps ;  c’est aussi la connaissance de soi que nous devons améliorer. 

L’âme soeur n’est-elle qu’une vue de l’esprit, une belle histoire ou bien une communication non verbale entre deux consciences?

La romancière Tatiana de Rosnay, en paraît persuadée puisqu’elle annonce lors d’une interview : «Cela ne pouvait être que lui (NDLR Serge Joncour pour l’adaptation cinématographique d’Elle s’appelait Sarah). Personne d’autre.

Nous sommes unis par la même émotion, nous sommes nés la même année, cela donne une sensibilité singulière, très rapprochée, une affinité de naissance, cela marque vous savez.» (Elle s’appelait Sarah, Tatiana de Rosnay, Livre de poche, page 406)

Ce qu’en disent les psychologues

Selon Yves-Alexandre Thalmann,  » l’amour, ce n’est pas cela. Ce n’est pas rencontrer une âme sœur – une personne qui serait faite pour nous -, mais c’est, à travers la rencontre, se transformer, pour s’adapter le mieux l’un à l’autre, justement parce que l’autre ne nous correspond pas parfaitement« .

Rencontrer l’âme soeur : un séisme

Selon la psychologue Sabrina Philippe, la rencontre de l’âme soeur peut être un séisme. Elle évoque son expérience : « Dès que nous nous sommes parlé, j’ai eu la sensation de le reconnaître. Il ne correspondait pas du tout à mes critères habituels, mais c’était comme si toute ma vie je l’avais attendu. Pourtant, rien de commun avec les processus d’attachement habituels ».