Quelques éclats de couleurs psychédéliques d’entrée, pour mieux appréhender le noir omniprésent. Comme dans Repaires, travail publié en 2010 chez Hatje Cantz qui explorait la nature à son heure bleue, Yann Mingard nous emmène dans une balade romantique, presque mélancolique. Mais cette fois, c’est à travers les paysages sombres et verticaux de Ligne de Fond, son nouvel opus édité par Scheidiger & Spiess, que cet horticulteur-paysagiste reconverti nous plonge.

Assemblées majoritairement en diptyques, les images de ce canton de Neuchâtel qu’on ne reconnaît pas sont à la limite de la monochromie. Des maisons se cachent parmi les arbres, une branche traverse la forêt, les traces d’un foyer éteint, un lampadaire dans la nuit, une route qui s’en va, un mur, un tunnel, une barrière.