La Maleurope ou Europe de merde a encore frappé : après la vache folle, la grippe aviaire, voici les oeufs aux insecticides. C’est cependant interdit nous disent les larbins des groupes agro-alimentaires, et cependant cette Europe-là n’a pris aucune mesure pour empêcher pareil désastre. Et de nombreux consommateurs gogos continuent d’acheter cette nourriture industrielle, fascinés par le regard hypnotique du serpent qui nous rassure, qui nous dit qu’ «on va prendre des mesures» et «que c’est passager» et «qu’après-demain ça ira mieux».

Le gogo de consommateur va-t-il encore longtemps refuser de voir la réalité? De voir les conditions de l’élevage industriel où chaque poule a tout juste 10 cm² pour se nourrir et déféquer. Et comme les poules défèquent sous elles, les industriels de la malbouffe sont obligés de les asperger d’eau de javel pour les désinfecter. Bon appétit. Lorsque l’industriel de la malbouffe veut réaliser plus de profit, il ouvre grand les fenêtres de son hangar et vend ses oeufs sous le label «plein air». Et il s’expose à l’entrée d’insectes, insectes qu’il n’est possible de vaincre que par l’usage d’insecticides.

Le consommateur peut devenir acteur de l’économie et refuser d’acheter de la nourriture industrielle (les oeufs industriels contaminent les biscuits industriels également), certes moins chère parce que subventionnée par la Commission Européenne. On peut refuser le «pas cher – pas bon» et au plus nous serons nombreux à refuser la merde que l’on nous propose, au plus le marché devra s’adapter. Jean-Pierre Coffe, grand amateur de bonne chère, n’avait que les mots les plus durs envers cette parodie de nourriture appelée malbouffe, et en disait «c’est de la merde».

José Bové [1] nous rappelle le rôle déterminant qu’a joué la Commission Européenne dans la cacophonie qui a suivi la crise de la vache folle, où l’interdiction non suivie de sanctions des farines animales a permis aux lobbys agro-alimentaires de continuer à s’enrichir tout en empoisonnant la population européenne et en diffusant la maladie de Creutzfeld-Jacobs. Il est temps que les empoisonneurs et leurs complices soient jugés pour empoisonnement volontaire et que des politiciens non corrompus aient le courage de révéler les comptes dans

les paradis fiscaux de ceux qui se sont faits complices de cet empoisonnement.

Alain Tihon [2], dans son analyse des causes de tous les dérèglements économiques, pointe la société secrète du Mont Pélerin, créée en 1947 à la mort de Keynes, comme étant à l’origine de la mondialisation et de l’industrialisation de l’économie et de tous les malheurs qu’ils engendrent. Ces mêmes sociétés secrètes qui trouvent leur origine chez les Shriners, destructeurs de l’Arche d’Alliance et de son contenu, notamment la manne céleste. Pas étonnant dès lors que les descendants des Shriners d’aujourd’hui n’aient aucun respect pour la qualité de la nourriture, seul importe le veau d’or ou dieu de l’argent qu’ils vénèrent.

Les ruses du serpent : Article précédent


Références

[1] Le monde n’est pas une marchandise (sous-titré Des paysans contre la malbouffe), José Bové et François Dufour, éditions

[2] La main invisible, Alain Tihon, Editions Alain Tihon, 2016, ISBN 978-2-9601890-0-1, en vente sur http://www.chapitre.be et sur https://www.amazon.fr, prix 18 €