On avait déjà entendu des énormités en matière de mensonges médiatiques mais les commentaires de la presse dépendante ou achetée après le débat Le Pen-Macron dépasse l’entendement. Bertelsman-Bel-Rtl nous a même osé nous refaire le coup du «demain on rase gratis». Leur chouchou ferait demain ce qu’il n’a jamais fait lors de sa présence au gouvernement durant presque un quinquennat, sa démission tardive pour préparer les présidentielles n’a jamais été une opposition à la politique de Hollande mais bien un soutien lointain.

L’héritage de Hollande n’a pas été assumé le mercredi 3 mai 2017 par Emmanuel Macron, il était mal à l’aise chaque fois que Marine Le Pen le mettait devant ses responsabilités. Copiant «Moi Président», il fut traité d’arrogant par Marine Le Pen car le «Je ferai ceci» , «je ferai cela» en utilisant non pas une attitude présidentielle mais bien celle d’un bourgeois parvenu qui se met une couronne impériale sur la tête, rappelle étrangement le maître dont il s’inspire.

Mais le temps fort du débat fut le lapsus révélateur de Macron lorsqu’il parla de «nos juges». C’est un aveu d’appartenance à une caste, à une loge maçonnique ou à une société secrète. Et c’est aussi l’arrogance de celui qui, connaissant le soutien des banques et des sociétés secrètes, se croit invulnérable et n’imagine même pas une seconde qu’il pourrait ne pas être président.

Lorsque Macron parle de crimes contre l’humanité de la France dans sa colonie algérienne alors que de tels faits n’ont jamais été établi par les historiens, de telles déclarations tombent-elles sous le coup de l’incitation à la haine raciale, comme l’a évoqué Marine Le Pen lors du débat? Pour cela il faut établir le lien entre de telles déclarations et le racisme anti-blanc de jeunes beurs algériens. Pour les « juges copains à Macron » (nos juges disait-il), évidemment non! Mais pour des juges indépendants?

La presse dépendante essaie aussi de faire peur au citoyen en parlant de l’utilisation de la planche à billets pour financer le programme souverainiste de Dupont-Aignan, et cela alors que Marine Le Pen a plutôt été convaincante sur le sujet d’après l’avis de personnes appartenant au monde libre. Les Etats-Unis impriment des billets, la Chine, l’Argentine et l‘’Equateur le font. L’utilisation de la planche à billets a toujours fait peur aux banques qui « par le plus pur des hasards » selon la presse dépendante soutiennent Macron.

La cassure au sein du monde politique n’est plus gauche-droite mais mondialisation, et toujours plus d’austérité et de chômage, et le souverainisme ou anti-mondialisation, et la fin de l’austérité et le début du travail pour tous.

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