L’Europe aurait sauvé la Grèce de la banqueroute. Dans le registre des blagues du 1er avril, on doit sûrement être au top. A voir l’état du malade, parler de sauvetage comme l’a fait la presse dépendante tient du voeu pieux. Mais le mensonge médiatique ne s’arrête pas à une vision tronquée de la réalité, il comprend en plus l’injection à doses répétées de faux raisonnements et de fausses analyses. La presse dépendante, aux ordres d’une oligarchie financière, n’a évidemment pas défendu l’intérêt du Grec moyen mais bien celui des usuriers qui refusent de reconnaître que l’entrée de la Grèce dans l’euro était une erreur. Et qui

refusent pour les mêmes raisons la sortie de l’euro, seule voie possible de sauvetage, contrairement aux mensonges médiatiques savamment distillés. Ces gens-là sont aux ordres.

J’ai honte de cette Europe-là. Je suis Belge et le mot «européen» est un qualificatif que j’associe à la honte et que je n’utilise pas comme les ministres et technocrates larbins pour désigner ma nationalité.

Regardez la misère que la prétendue «chancelière au grand coeur» a généré sur toute la péninsule grecque. Des citoyens grecs ont eu leur électricité coupée en plein hiver simplement parce qu’ils sont étranglés par les différents plans d’austérité de la troïka européenne qui a en plus le toupet de se présenter comme des «sauveurs». Des naufrageurs, est le terme exact. Ceux-là même qui dans l’antiquité gréco-romaine allumaient des feux sur les plages pour induire les bateaux en erreur pour qu’ils s’y échouent alors qu’ils croyaient

être dirigés vers un phare. La technique d’éblouissement par une fausse lumière est la même.

C’est sans doute cet avenir-là que promet le fils naturel de Margaret Thatcher et de François Hollande, ancien ministre de «Moi Président» et favori des sondages truqués ou lissés. Examinons maintenant les faux raisonnements et les faux arguments véhiculés par la presse dépendante. La sortie de l’euro ne serait pas possible. C’est totalement faux. Ce qui est vrai, c’est que la capacité d’un état à rembourser ses prêts anciens libellés en euro est gravement affectée par l’introduction d’une monnaie nouvelle. Cela oblige alors la banque centrale

européenne à faire tourner la planche à billets et à rembourser tous les emprunts d’un état qui quitterait la zone euro. Et créerait de facto une discrimination avec les états qui eux resteraient dans la zone euro. Ou bien ils quitteraient alors tous la zone euro pour profiter de mêmes avantages mais alors l’euro deviendrait une monnaie factice uniquement gérée par des technocrates. Ce qu’elle a toujours été en somme.

Le remboursement de dettes publiques d’un état peut se faire par la planche à billets. L’Argentine l’a fait. La comparaison que fait la presse dépendante entre la gestion d’un état et celle d’un particulier n’a évidemment pas lieu d’être. Ce sont les travaux forcés qui attendent le contrefacteur; un particulier n’a évidemment pas le droit d’imprimer des billets pour résoudre ses problèmes de trésorerie. Arguments fallacieux donc. Le remboursement des dettes d’un état, comme l’a fait l’Argentine, permet, par sa capacité à emprunter à nouveau, de nouveaux investissements, de nouveaux emplois publics et donc une diminution du

chômage, et par la-même une amélioration générale du bien-être, ce que n’ont jamais réalisé les usurpateurs européens.

Que peut faire la France lorsqu’elle recouvrera sa souveraineté?

Lorsque la France recouvrera sa souveraineté, elle pourra admettre à ses côtés, sa constitution le permet, des états associés. C’est-à-dire des états indépendants qui confient à la France la défense de ses intérêts, par le biais soit d’une armée commune soit d’une contribution à l’effort de défense. On pense souvent à la Wallonie ou à la Catalogne mais la Grèce pourrait très bien enrichir par sa culture la maison France et adhérer à ce type de projet.

Et lors de l’éclatement de l’euro ou de la sortie de la France de la zone euro, une monnaie commune nouvelle pourrait voir le jour. Plus forte que la drachme, plus forte que l’ancien franc français. Paiera-t-on un jour en écus en France, en Wallonie, en Catalogne et en Grèce?

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