Mais l’ancien candidat à la présidence française et directeur du FMI avait eu la main trop leste. Aujourd’hui son rêve devient réalité: le yuan accédera l’an prochain au panier des droits de tirage spéciaux, les DTS.

La monnaie chinoise rejoint le dollar, la livre sterling, l’euro et le yen au sein du club très select des devises qui remplacent l’or dans les transactions financières menées sous la houlette du Fonds monétaire international. Il ne manque désormais au yuan que sa libre convertibilité pour prétendre au statut de monnaie mondiale.

Un dernier petit pas de géant que certains anticipent pour 2020.

D’ici-là l’Empire du Milieu devra consentir à quelques réformes d’un système économique qui garde encore les stigmates d’une structure totalitaire. La bataille n’est pas gagnée d’avance. Il faudra surtout beaucoup de doigté à Pékin pour mener sa voiturette au port dans un concours de karting où les règles deviennent si sauvages qu’elles amènent à se demander si l’économie mondiale n’est pas en train de se réduire à un formidable ballet de chasseurs bombardiers.

A la foire aux gros muscles, la Chine se signale par une présence relativement discrète. Au sommet sur le climat, par exemple, elle s’est abstenue de tout éclat, consciente aussi de la fragilité de sa position. Grande productrice de charbon, elle figure parmi les principaux pollueurs et peine à convaincre ses interlocuteurs de la pureté de ses intentions.

Elle y parvient tellement peu que nul ne s’avise de lui demander ce qu’il advient de son plan de construire 120 centrales nucléaires d’ici 2020.

GHI