Vous revoir de Marc Lévy

Moment d’émotion lorsqu’ Arthur soulève la bâche et découvre Daisy, la fidèle ambulance d’«Et si c’était vrai» qui leur a permis, à lui et à Paul, de kidnapper Lauren dans un hôpital afin de lui éviter une euthanasie. Moment d’émotion encore lorsque Santiago parle de sa fille Marcia, qu’il annonce qu’il construit des barrages en Argentine mais que sa fierté c’est elle.

Moment d’humour enfin lorsqu’en plein cimetière, les deux comparses parviennent à nous faire rire tant la situation confine au cocasse et où les dialogues nous émerveillent par leur drôlerie.

Il y a une très belle déclaration d’amour d’Arthur à Lauren dont voici quelques extraits (page 337) : «( . . . ) ensemble nous étions nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s’écrivent à l’encre du coeur. ( . . . ) les moments que tu m’as donnés portent un nom : l’émerveillement. Même sans toi, je ne serai plus jamais seul puisque tu existes quelque part.»

Si le vie offrait à Arthur et à Lauren une seconde chance de se revoir, sauraient-ils prendre tous les risques pour la saisir?

Avec cette comédie romantique, Marc Lévy retrouve les personnages de son premier roman Et si c’était vrai … et nous entraîne dans une nouvelle aventure faite d’humour et d’imprévus … (Vous revoir, Marc Lévy, Robert Laffont, 3eme page de couverture)

Vous revoir, Marc Lévy, Robert Laffont, 2005

Claudine à Paris par Willy et Colette

Vrai moment de bonheur que de découvrir Colette, qui enchante le monde par sa plume comme Pagnol le fit en décrivant son enfance et sa Provence natale. Claudine redevient enfant en se sentant devenir femme (page 229) mais aussi affirme sa féminité en disant que «les femmes libres ne sont pas des femmes» (pages 229-230) (par femme libre Colette entend une femme n’ayant aucun amoureux et donc aucun amour véritable dans sa vie).

Voici ce que dit Claudine en parlant de Renaud : «(…) celui à qui je me confierai comme à un papa chéri, celui auprès de qui je me sens tour à tour angoissée et honteuse, comme si j’étais sa maîtresse – puis épanouie et sans pudeur, comme s’il m’avait bercée dans ses bras.»

Et voici ce que dit Renaud en parlant de Claudine : «O petite inespérée! Ne me laissez pas le temps d’avoir honte de ce que je fais! Je vous garde, je ne puis que vous garder, petit corps qui êtes pour moi ce tout ce que le monde a fait fleurir de plus beau . . . Est-ce qu’avec vous je serai jamais vieux tout à fait? Si vous saviez, mon oiseau chéri comme ma tendresse est exclusive, comme ma jalousie est jeune, et quel mari intolérable je serai! . . .» (page 242)

Claudine à Paris, Colette, Livre de Poche

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